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Association
des Bibliothécaires
de France

Retours sur le congrès 2018


Mise à jour le 22 août 2018
   

Les 7, 8 et 9 juin derniers Elise Gravel et Claire Bernard ont pu bénéficier de bourses pour participer au congrès de l'ABF.

Voici les impressions d'Elise Gravel (chargée des actions culturelles, médiathèque de Calvisson, Gard):

"Compte-Rendu du Congrès ABF 2018

 

C’est donc mon 1er congrès ABF. Bien sûr cela fait longtemps que j’ai envie d’y participer, tant les programmes semblent à chaque fois « alléchants »…

Mais il m’est toujours difficile de me libérer pour les congrès qui ont lieu en juin, car étant chargée des actions culturelles pour ma commune, la saison culturelle démarre tout juste. Cette année j’ai réussi à m’organiser avec mes collègues : et j’en suis ravie !

Participante « vétéran » de cyclobiblio, j’ai aussi envie de cumuler les deux expériences, chacune singulière, mais qui se complètent, à mon avis. Je passe ainsi des échanges informels aux conférences, des visites physiques aux descriptions commentées, de l’expérience réelle à la théorie et aux explications, voilà donc  une formation complète !

Je suis par contre un peu déçue, une fois ma demande de bourse acceptée, de m’apercevoir que les inscriptions sont quasi complètes, et qu’il ne m’est pas possible de participer à tout ce qui est proposé… Mais je me rappelle  que  l’aventure cyclo-bibiblio me laisse fourbue, et qu’il est sans doute préférable de ne pas avoir un programme trop chargé…

Ce 1er congrès passé, je suis ravie pour :

-          Les échanges et les rencontres avec les collègues : une bouffée d’air frais !

-          Les retrouvailles avec des anciens camarades étudiants 

-          Le salon professionnel

-          Et surtout les conférences et ateliers qui m’inspirent et me donnent de bonnes idées à appliquer dans ma petite commune

J’ai été surprise par le nombre de sucreries et de verres offerts dans le salon !

Il m’a fallu un certain temps pour me situer dans les méandres de l’espace Encan…

Et voilà ce que je retiens plus particulièrement des conférences et rencontres (de manière très synthétique) :

La conférence « LA BIBLIOTHÈQUE, OUTIL DE RÉNOVATION URBAINE » :

-          La rénovation urbaine de Champigny sur Marne s’est faite en concertation avec les habitants. Ils voulaient pour leur ville du Beau, des parcs, des commerces de proximités, avec une médiathèque. La bibliothèque est ainsi devenue le symbole de l’innovation urbaine.

-          Le campus Condorcet à Aubervilliers est très intéressant, parce qu’il montre comment la ville et la recherche peuvent travailler main dans la main. Ici, on partage les avancées de la recherche avec les habitants, on propose des animations artistiques et éducatives pour transmettre et expliquer au plus grand nombre la recherche, et les cafés et librairies sont ouverts à tous.

-          Luigi Failla (architecte) nous a bien expliqué  l’évolution des bibliothèques : de 1980 à 2000 l’organisation était pyramidale et hiérarchisée (espaces enfant – adulte), avec parfois un petit coin café / de 2000 à 2010 la bibliothèque devient un 3e lieu, elle est plus accueillante, avec plus de fauteuils, mais toujours hiérarchique /depuis 2010 elle est plus flexible, et s’organise en îles-mondes (dans un espace commun on crée des zones personnalisées, comme des bulles, qui accueillent un plus large panel de publics) .

 

Pour la conférence « L’USAGER MOTEUR DES ACTIVITÉS CULTURELLES DE LA BIBLIOTHÈQUE » :

-          J’ai beaucoup aimé l’intervention de Florianne Garonne, responsable de la médiathèque de Saint-Clar (Gers). Elle nous a expliqué que la programmation culturelle de la bibliothèque s’est faite par les habitants, qui proposent et construisent eux-mêmes les animations, de manière bénévole (tels des conversations et lectures en Espagnol et en Anglais, des ateliers de couture, d’écriture, des buffets participatifs et festifs, des cours de cuisine, des cafés citoyen, etc). La bibliothécaire les aide simplement à mettre leurs projets en œuvre.

 Les intérêts d’une telle participation des habitants : 1) la médiathèque est plus adaptée au public, plus sympathique, plus vivante 2) les habitants sont plus impliqués 3) le lien social se développe 4) on fait place à l’expérimentation (on a le droit de se tromper) 5) la bibliothécaire est obligée de garder l’esprit ouvert 6) la fréquentation est en forte hausse = les habitants sont comme à la maison

-          La bibliothèque des champs libres à Rennes est aussi très intéressante, notamment avec ces RDV4C (créativité, connaissance, citoyenneté, collaboration). Ces animations sont de véritables échanges de savoirs, le bibliothécaire devient un facilitateur, un soutien (notre posture change, et le lieu est désacralisé). Ces animations modifient les usages : elles sont faites en co-construction, en collaboration, dans la bienveillance. Les bibliothécaires disent souvent manquer de temps, d’idées et de compétences : mais la solution est donnée, grâce aux autres.

 

Pour la « FOIRE AUX PROJETS »

Ces 2 projets m’inspirent plus particulièrement (pour la petite commune où je travaille) :

-La grainothèque participative de Maurecourt : elle permet à l’équipe d’acquérir de nouvelles méthodes de travail, d’initier des dynamiques collectives, qui repose sur l’échange, la transmission, la rencontre. Ça symbolise ce qu’est  la bibliothèque aujourd’hui : un lieu de sociabilité et de plaisir. Quelques idées à reprendre pour notre grainothèque : créer des coins-récoltes de graines dans les jardins partagés ; la grainothèque doit être mobile ; on peut proposer des prêts d’outils entre  les habitants (via un panneau d’annonce par exemple) ; et accueillir des ateliers tous les mois pour faire vivre la grainothèque (exemples : récolte de graines, recettes de soupes originales, préparer son jardin pour l’hiver, tisanes qui soignent, troc de plants, etc). L’usager n’est plus consommateur, mais acteur.

-  Organiser une Murder party : les usagers découvrent la bibliothèque autrement, le rapport entre les publics et les bibliothécaires changent (il y a plus de familiarité). Les notions de jeux et de plaisir sont mises en avant. Coût : 600 € pour le scénario si on ne le crée pas nous-même. Gros succès !

 

Pour la conférence « LA BIBLIOTHÈQUE, C’EST FACILE »

-Grégory Miura (du SCD de l’université Bordeaux-Montaigne)  nous pousse à expérimenter plutôt qu’à observer. Pour lui, le « bibliothécaire est un acteur de facilitation, d’appropriation du monde, et de renforcement de nos démocraties »

- Arnaud Cayotte ( directeur des médiathèques de Rosny-sous-Bois) dévoile ses ingrédients pour que  pour que la bibliothèque soit « facile » ((abordable et attirante)  pour le public, selon la méthode du « design thinking » (inspiration, ideation, iteration) : il faut une signalétique dont le lecteur est le héros, sans oublier pour autant de le guider si besoin. Que le lieu soit familier et confortable (continuité avec la rue), à hauteur du public (mobilier plus bas, avec une signalétique compréhensible, sans jargon), avec un parcours de lecture clair, et qu’on lui offre des  lieux de rencontres (grâce à des espaces modulables).

- Eva Garrouste, (de la médiathèque de Bayeux, bibliothèque des Sept Lieux), nous parle de Merchandising (= techniques empruntées du commerces, qui permettent d’attirer un client sur un produit). 1e technique : la zone d’atterrissage (=l’accueil) doit être libre (pas de flyers et d’affiches qui fatiguent le visiteur). 2e technique : l’orientation des produits. Il faut tenir compte de la physiologie et de la psychologie des publics. Et si on proposait un classement non Dewey (qui n’est pas lisible) ? Elle préconise aussi de présenter les livres de face. Bref, la médiation, ou le merchandising, est un pôle de travail qui devient plus important que les collections. C’est une forme de communication plus sensible, qui s’attache aux publics et non aux livres."

 

Et voici celles de Claire Bernard, (service jeunesse, médiathèque Emile Zola, réseau 3M):

"Mon premier congrès !

Quelle impatience, quel questionnement, quelle surprise.

Tellement de choses à vous raconter, par quoi commencer ? Pourquoi pas par mes débuts. L’ABF et moi cela a commencé par la formation d’auxiliaire de bibliothèque, hum, on va dire il y a quelques années (pas d’âge n’est-ce pas). J’ai continué à adhérer car pour moi cette association est représentante de ma profession et c’est très important de pouvoir se faire entendre et connaître (j’ai depuis appris le terme d’advocacy). Puis je me suis retrouvée en congé parental. J’avais besoin de sortir de la maison, de discuter avec des personnes ayant les mêmes centres d’intérêts. Etant adhérente ABF, je recevais les convocations aux assemblées générales du groupe Languedoc Roussillon avec la mention « Les conseils d’administration de l’ABF Languedoc-Roussillon ne sont pas à huis clos, aussi tout collègue intéressé est invité à y prendre part. ». Alors j’y ai assisté. Juste pour sortir et entendre discuter de sujets qui m’intéressaient. J’ai continué après la reprise du travail. Il y a trois ans (déjà ?), je me suis même présentée pour le poste de secrétaire du bureau LR. Les comptes rendus des collègues ayant assisté aux précédents congrès et cycloblio m’ont attiré. Avec des enfants en bas âge, ce n’est pas évident de s’absenter un moment. Mais le temps file vite et cette année je me suis lancée… à moitié. Cyclobiblio ce sera une prochaine fois, mais le congrès j’ai demandé, j’ai obtenu, je suis venue.

Mes interrogations ont commencé bien avant le congrès. Ah, le programme ! J’ai eu l’impression d’être un enfant devant un étal de bonbons. Que choisir et comment ? J’ai regardé jour par jour ce qui m’intéressait. J’ai choisi en fonction de mes centres d’intérêt (bande dessinée, tablettes), de mon voyage d’étude aux Pays-Bas avec l’ABF (sur les bibliothèques troisième lieu), de ma curiosité sur certains sujets (point de vue des usagers). En fonction des jours et des horaires, j’ai retenu :

-          Animer un territoire autour de la bande dessinée

-          La gratuité disqualifie-t-elle le service ?

-          Visite de la Rochelle le jeudi

-          Découvrir la réalité virtuelle

-          L’usager moteur des activités culturelles de la bibliothèque

-          Jouer sur tablettes

-          Assemblée générale de l’ABF

-          Soirée le vendredi

-          Quelle image a-t-on de la bibliothèque ?

-          La bibliothèque c’est facile

-          Doit-on accueillir tous les publics ? le samedi

J’ai eu la chance de m’inscrire assez tôt et d’obtenir des places partout. Je m’étais demandé si je n’avais eu les yeux plus gros que le ventre avec plusieurs sessions dans la même demi-journée (aucune indication de durée par atelier sur le programme reçu à la maison). Mais heureusement, tout est calculé pour que chacun puisse profiter un maximum et je n’ai pas eu à courir entre deux sessions.

J’ai assisté en premier lieu à l’ouverture du colloque. Je suis navrée de révéler que je n’en ai pas retenu grand-chose. Dès qu’il s’agit de politique, j’ai du mal à suivre et les discours sont souvent soporifiques à mes oreilles. La conférence a été plus intéressante. La méthode de promotion du livre du conférencier est originale (« ne l’achetez pas, il est trop cher ») et m’a fait rire. Je ne vais pas m’attarder plus sur les contenus car on peut tout trouver sur le site de l’ABF.

Passons directement au salon professionnel. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Cela a été une bonne surprise. Beaucoup de stands variés. Si la plupart ne me concernaient pas (je suis adjointe du patrimoine, pas décideuse), cela ne m’a pas empêché de me renseigner, de prendre des catalogues, de laisser mon courriel. J’ai pris des renseignements pour mon service (jeunesse), mais aussi pour les collègues (catalogues pour les malvoyants, recyclage car cela me paraît bien, matériel professionnel car si je ne décide pas, je peux toujours demander, proposer, montrer les nouvelles technologies comme le fablab, la table interactive, etc…). Seul regret, pas de stand consacré au matériel pour ludothèque.

Je ne peux pas décemment parler du salon professionnel sans parler des cadeaux (les fournisseurs se sont montrés généreux), des apéros qui m’ont permis d’échanger avec des collègues et des exposants sur différents sujets. J’ai des références de bande dessinée à lire grâce à un exposant qui a eu la gentillesse de se souvenir de moi le lendemain. Heureusement que j’étais venu en covoiturage à La Rochelle car je suis repartie avec deux sacs supplémentaires et des coussins qui ont atterri dans la section ludothèque (un petit quelque chose pour ce lieu quand même). Merci à toutes ces personnes qui ont animé, expliqué et patienté pendant trois jours. Ah, et merci pour tous les bonbons (apparemment les bibliothécaires ont une image – méritée – de gourmands).

Puisque nous en sommes aux personnes, je fais un petit passage par le stand ABF et l’accueil général. Rien à dire ? Si, bravo pour l’organisation, la disponibilité et les renseignements des personnes à l’accueil, au vestiaire et sur le stand. J’ai apprécié aussi de pouvoir rencontrer les collègues de la commission qui m’intéressait (jeunesse, quelle surprise), même si je suis arrivée en retard : je discutais sur le salon et n’ai pas vu le temps passer.

J’en arrive enfin à ma première session, une rencontre autour de la bande dessinée. J’adore la bande dessinée. Alors écouter des auteurs en parler et découvrir une action sur le sujet, cela m’a beaucoup plu. Les auteurs sont ensuite venus dédicacer sur un stand. J’ai été déçu de ne pas pouvoir découvrir le travail de l’association sur l’île de Ré dont on nous a parlé. Une visite organisée ou des photos auraient pu rendre cela moins frustrant.

La gratuité disqualifie-t-elle le service ? Mon premier sujet qui fâche. Trois exemples : Limoges qui de gratuit est devenu payant ; Bordeaux où c’est devenu gratuit ; Pont-Audemer où la contribution est volontaire. Déjà j’ai trouvé cela très intéressant d’avoir des élus en intervenants car nous n’avons pas souvent leur point de vue – qui diffère souvent du notre, il faut bien le reconnaître. Je n’avais jamais entendu parler de contribution volontaire, ce fut une découverte, même si cela ne me paraît pas réalisable pour une grande ville (mais qui sait). Bref, un sujet et des intervenants très intéressants. Et un débat qui a continué après avec des collègues, même sur les jours suivants.

 

Le vendredi j’avais retenu deux ateliers gamelab en me disant que je jetterais un coup d’œil aux autres à l’occasion. Eh bien, je n’ai pas eu le temps. Les journées du congrès sont passées super vite et je n’ai pas pu retourner les voir. C’est dense un congrès ! En tout cas, j’ai adoré les ateliers auxquels j’ai participé. J’ai pu découvrir la réalité virtuelle (et j’ai failli me prendre un mur, heureusement que les animateurs m’ont retenue). J’adore les « escape room », mais en RV, je ne suis pas au point… Allez, je vous le dis, j’ai eu peur du symbole araignée sur un vivarium que j’ai évité d’inspecter et le rat au fond de la bouche d’aération m’a fait renoncer. Moi, impressionnable ?

Quant à la session sur les tablettes, je l’ai trouvé intéressante aussi bien du point de vue professionnel que personnel. J’ai hâte de tester certaines applications.

J’aurai peut-être dû passer la journée dans ce lieu pour essayer de tout voir. C’est aussi cela un congrès, devoir faire des choix. En tout cas, ces ateliers m’ont emballé. Cela change des conférences car nous sommes plus actifs.

D’ailleurs, pour « la bibliothèque c’est facile », le préprogramme annonçait un aterlier ; cela s’est avéré être une conférence. Je n’ai pas vraiment été déçue car toutes les conférences ont été intéressantes, mais ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Je n’ai rien de particulier à en dire. Pas plus pour « l’usager moteur des activités culturelles de la bibliothèque ». J’ai apprécié de découvrir différentes actions dans d’autres villes surtout avec le support des photos et des PowerPoint. Cela a rendu la conférence plus vivante.

 

Nous voici déjà au samedi matin (j’évoquerai plus loin l’assemblée générale). Pour être franche, quand j’ai lu le programme du premier jour et vu que j’avais choisi « Quelle image a-t-on de la bibliothèque ? » alors que les deux autres sujets m’intéressaient aussi, je me suis dit que j’avais fait une erreur d’appréciation. Pourquoi la conférence sur l’image de la bibliothèque plutôt qu’un sujet sur les BU ou les Moocs ? Parce qu’il s’agissait d’un résultat d’enquête : entre la préinscription et le congrès, j’ai eu le temps d’oublier certaines choses. Et je n’ai pas regretté mon choix : j’ai été captivée par cette enquête sur les non-usagers des bibliothèques. Cependant, je regrette de ne pas avoir eu un smartphone pour photographier tous les résultats de l’enquête. Car pour la première fois, l’intervenant a refusé de me transmettre son PowerPoint à la fin de la session. C’est LE compte rendu le plus important du congrès, celui que j’aurai voulu relater intégralement aux collègues et je ne dispose que de quelques chiffres car je n’écris pas assez vite… Imaginez ma frustration. J’espère bientôt le retrouver sur le site de l’ABF : il semble que ce soit en cours de négociation.

J’ai tout de même obtenu l’adresse d’un résultat d’enquête disponible :

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Livre-et-Lecture/Actualites/Enquete-sur-les-Publics-et-les-usages-des-bibliotheques-municipales-en-2016

À droite de la page, il y a l’étude à télécharger (62 pages de lecture).

J’ai déjà évoqué « La bibliothèque c’est facile », on va donc finir les sessions par un autre sujet qui fâche : « Doit-on accueillir tous les publics ? ». J’attendais ce sujet avec impatience car nous avons des SDF odorants qui viennent dans la médiathèque. Cela a commencé par la typologie des 5 publics problématiques :

-          Les adolescents

-          Les séniors

-          Les Sans Domiciles Fixes (SDF)

-          Les non francophones

-          Les gens du voyage.

J’ai ouvert de grands yeux car à part les SDF, je n’avais jamais pensé qu’il pouvait y avoir d’autres publics problématiques. La première intervention a été très instructive. Elle a rapporté l’exemple concret de Lille ou les SDF venaient dormir sur des coussins fatboys et où la direction a décidé de retirer ces coussins. L’intervenante a aussi donné des pistes de lecture sur le sujet :

http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/48190-les-publics-sans-abri-en-bibliotheque-publique.pdf

https://www.abf.asso.fr/fichiers/file/ABF/congres/2013/ c’est le texte d’Anne Marie Rouge « La bibliothèque et les SDF : une action de médiation en direction des personnes Sans Domicile Fixe à la bibliothèque municipale de Lyon »

Une intervention très intéressante. Par contre, celle de son collègue de Bibliothèque Universitaire m’a déçu. Il a beaucoup parlé de sa BU et de ce qui se faisait, mais sur tous les plans. Il n’a pas axé son intervention sur les publics problématiques. J’ai l’impression d’assister à une visite de la BU et de ses services (il a même mentionné la conférence du matin – sans succès, puisque je n’y avais pas assisté). En ce qui me concerne, il a fait un hors sujet. D’autres collègues n’ont pas eu les mêmes impressions.

Je retiendrai la conclusion qui expose clairement les choses : « Il faut que tout le monde soit d’accord sur ce qui est tolérable ou non et pourquoi. »

 

Voilà pour le congrès. Je mets à part l’assemblée générale et la soirée car cela me paraît plus relever de la vie de l’association que du congrès. Je n’ai pas encore évoqué la visite guidée de La Rochelle, mais j’ai adoré, c’était une très bonne initiative. Je n’avais hélas pas le temps pour les autres.

L’assemblée générale. J’ai du mal à en parler car j’ai ressenti des tensions et des frustrations. Je savais qu’il y avait débat sur un article paru justement dans la partie débat de la revue. Cela a enflé sur agorabib et m’a semblé tourner au réquisitoire. Il y a eu tensions et démissions au sein de commissions. Certes il fallait en parler. Certains ont été frustrés que cela n’arrive qu’en fin d’assemblée. Je ne suis pas d’accord, cela aurait phagocyté toute l’assemblée générale. Proposer une rencontre le lendemain pour ceux souhaitant en parler m’a paru une bonne idée. Mais bien sûr j’ai entendu des personnes râler, voire même s’énerver. Et après on s’étonne que je ne veuille pas m’intéresser à la politique. Je regrette que tout cela ne soit pas resté un simple débat.

Passons à une note plus joyeuse : la soirée. Ambiance très sympa, découverte des talents de certains collègues, danse. J’ai apprécié. Le dessert a été servi trop tard, je ne l’ai pas vu car avec une conférence le lendemain à 9h, je ne voulais pas me coucher aux aurores. Mais en repartant je suis tombée sur du « bookfighting ». Je ne connaissais pas. J’aurai tout fait avec l’ABF, même jeter des livres. Je ne suis pas douée d’ailleurs, je n’ai touché personne. Mais peut-être un reste de pudeur a-t-il retenu mon geste ?

;-)

En conclusion, j’ai adoré le congrès de l’Association des Bibliothécaires de France. Merci pour cette organisation et ces découvertes. Je retiendrai surtout les échanges avec les collègues, les exposants et les intervenants.

J’avais ma propre réponse à la question « À quoi servent les bibliothèques ? ». Je connais aussi celles d’autres personnes maintenant. Quant à la question « À quoi sert l’ABF ? ». Je peux répondre à créer du lien et relier des bibliothécaires, à susciter des débats, à lancer des projets, à permettre des rencontres, à découvrir différents projets, modes ou méthodes de travail, répondre à des besoins par la mise à disposition d’outils, et tant d’autres choses.

Je vous remercie donc de m’avoir donné la possibilité de découvrir tout cela et espère revenir au prochain congrès."

 

 

 

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